À l’occasion de la Journée nationale en hommage aux victimes de l’esclavage colonial, SOS Racisme Moselle a participé à la cérémonie officielle aux côtés des autorités locales et des associations. Retour sur un moment de recueillement et sur les combats toujours actuels pour la reconnaissance et la justice.
Un hommage solennel pour ne pas oublier
Le 23 mai, SOS Racisme Moselle était présent à la cérémonie en hommage aux victimes de l’esclavage colonial, aux côtés du préfet, d’élus locaux et de représentants des associations patriotiques.
L’esclavage colonial n’est pas qu’un chapitre sombre de l’Histoire : il a façonné des rapports de domination et des inégalités qui persistent aujourd’hui. Racisme, discriminations systémiques, stéréotypes tenaces… Ses conséquences se répercutent encore dans notre société. Se souvenir, c’est déjà reconnaître cette réalité.
Des lieux de mémoire encore trop rares
Malgré l’importance de cette histoire, les lieux de mémoire dédiés à l’esclavage colonial restent insuffisants, y compris en Moselle. Cette absence contribue à l’invisibilisation des souffrances passées et de leurs impacts actuels.
C’est dans ce cadre que nous travaillons en collaboration avec la mairie pour :
- Identifier des espaces adaptés à la création de lieux de mémoire ;
- Sensibiliser les institutions à l’importance de cette transmission historique ;
- Impliquer les citoyens dans un travail de mémoire collective.
« On ne peut pas construire l’avenir sans comprendre le passé. Ces lieux sont essentiels pour éduquer, informer et rendre hommage. »
Au-delà des symboles : l’urgence d’agir
Si nous saluons les avancées symboliques, comme l’examen de l’abrogation du Code noir, nous tenons à rappeler que ces gestes, bien que nécessaires, ne suffisent pas. La lutte contre le racisme et les discriminations exige des politiques publiques ambitieuses pour déconstruire les inégalités structurelles ; un travail de mémoire approfondi dans les écoles, les médias et les institutions ; des actions pour garantir l’égalité des droits et des chances.
« Reconnaître l’esclavage colonial, c’est aussi reconnaître les discriminations qu’il a engendrées. Et reconnaître, c’est agir. »
SOS Racisme Moselle appelle à une mobilisation collective pour construire une société plus juste, lucide sur son histoire et résolument engagée pour l’égalité.